SOS Arnaque au CEG Kélégougan à Lomé

Au GEG kélégougan ce sont les élèves qui construisent les salles de classe à la place du gouvernement. Une arnaque bien organisée est instaurée dans cet établissement depuis quelques années par la Directrice Lébigaza qui se croit tout permis. Escroquerie et abus d’autorité sont les maux qui minent le Collège d’Enseignement Général de Kélégougan. Une école où les premiers responsables soutirent de l’argent aux élèves pour une soi-disant construction des salles de classe. Dans un pays où le gouvernement fuit ses responsabilités, ce sont les arnaqueurs qui prennent le devant des choses pour faire en toute quiétude leurs affaires. C’est le cas de la dame Lébigaza, directrice du CEG Kélégougan à Lomé. Dans cette école, Madame Lébigaza a trouvé un moyen simple en complicité avec son surveillant pour escroquer leurs élèves. Chaque élève retardataire doit payer une somme de 50f avant d’avoir accès à la salle de classe. Il en est de même pour les élèves qui mangent en classe et ceux qui salissent la cour de l’école.

Pour les élèves qui n’ont pas de moyens sur place, ils écrivent une lettre de reconnaissance de dette, payable le lendemain. « Nous payons 50 F quand nous venons en retard, on le paie aussi quand on mange en classe ou quand on jette un objet dans la cour. La directrice nous a dit que cet argent servira à payer le ciment pour la construction de nouvelle salle de classe » nous a déclaré un élève de cet établissement. Cette directrice et son surveillant sont sans pitié pour les élèves, même dépourvus de moyen. « Des fois, c’est la directrice même qui vient cotiser mais souvent c’est le surveillant. Si tu n’as pas d’argent tu écris une lettre dans laquelle tu reconnais tes dettes et tu promets venir payer le lendemain. Si le lendemain tu ne trouves toujours pas, ils te renvoient à la maison » explique un autre élève. « Ce comportement n’est pas nouveau chez Lébigaza » affirme un ancien élève de l’établissement. En 2007 quand nous fréquentions cet établissement, à moindre bêtise elle nous demandait de puiser de l’eau aux maçons qui construisaient les classes avec notre argent. Et une seule personne peut puiser jusqu’à mille litres. Et comme il est de coutume au Togo, aucun compte n’a jamais été fait aux élèves.

Mais pour la directrice, la somme cotisée est publiée en toute transparence aux élèves et c’est le moyen efficace pour décourager les élèves retardataires et instauré une discipline dans l’établissement. Elle soutient par ailleurs que cette cotisation est dans le règlement intérieur de son établissement et que les parents en prennent connaissance avant d’inscrire leurs enfants. Voilà comment l’éducation est à la traine au Togo, en ces moments où les parents peinent à trouver le petit déjeuner aux enfants, c’est en ce moment qu’on leur demande au CEG Kélégougan de contribuer à la construction des salles de classes. L’indiscipline et le retard doivent être sanctionnés dans les établissements scolaires par d’autres moyens plus bienséants que des sanctions financières.
Eyram AKAKPO






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