Clap de fin à Marrakech : Fort engagement pour une action concrète et concertée contre le réchauffement climatique

Démarrée le 7 novembre, la 22ème conférence des parties (cop 22) a fermé ses portes vendredi 19 novembre dans la ville ocre. Dans une déclaration dite DECLARATION DE MARRAKECH rendue public,

après deux semaines de négociations, de débats et de réunions sur tous les aspects qui se rapportent au changement climatique, les pays développés ont réaffirmé l’objectif de mobiliser 100 milliards de dollars pour lutter contre les changements climatiques partout dans le monde et appuyer les efforts visant à améliorer la capacité d’adaptation et de résilience dans les pays les plus vulnérables à ce phénomène.

« Nous appelons à une augmentation des financements, des flux et de leur accès, conjointement avec une amélioration de la capacité et de la technologie, y compris des pays développés vers les pays en développement. Nous, les pays développés Parties, réaffirmons notre objectif de mobiliser 100 milliards de dollars américains par an pour les pays en développement d’ici 2020 », lit-on dans la Déclaration de Marrakeck.

« Dorénavant, alors que nous nous tournons vers la mise en œuvre et l’action, nous renouvelons notre détermination de vouloir inspirer la solidarité, l’espoir et l’opportunité pour les générations présentes et futures », affirme avec force la Déclaration.

« Nous appelons à une solidarité forte avec les pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques et nous tenons à souligner la nécessité d’appuyer les efforts visant à améliorer leur capacité d’adaptation, à renforcer leur résilience et à réduire leur vulnérabilité », insiste le document qui exhorte toutes les Parties à « renforcer et à soutenir les efforts pour éradiquer la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire et prendre des mesures rigoureuses pour faire face aux défis des changements climatiques dans le domaine de l’agriculture ».

« Nous appelons à rehausser d’urgence nos ambitions et à renforcer notre coopération afin de combler l’écart entre les trajectoires d’émissions actuelles et celles requises pour atteindre les objectifs à long-terme de limitation de la température fixés par l’Accord de Paris »…« La transition requise de nos économies pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris fournit une opportunité positive et substantielle pour une prospérité accrue et un développement durable » souligne le document.

On peut dire sans ambages que la Conférence de Marrakech marque un point d’inflexion important dans l’engagement pour rassembler la communauté internationale dans son ensemble afin de lutter contre le réchauffement climatique. La question qui trottine les méninges à Marrakech est de savoir l’attitude des USA avec l’élection à la Maison Blanche du climato sceptique Donald Trump ? On se rappelle que dans sa campagne le nouveau chef de l’exécutif américain avait clairement dit qu’il se retirerait de l’Accord de Paris où les Etats se sont engagés à réduire les émissions de GES, issues pour l’essentiel des énergies fossiles, pour limiter le réchauffement de la planète en dessous de 2°C.

De Marrakech, Nicolas Ekue KOUDOHAH






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